Votre panier est vide
 
Découvrez Charroux en Bourbonnais…

 

Découvrez Charroux en Bourbonnais…

Charroux en Bourbonnais fut, du XIIe au XVIe siècle, une importante place forte et franche des sires de Bourbon, par la suite, ducs de Bourbonnais et d’Auvergne.
Jusqu’à la Révolution française, la cité comptait plusieurs milliers d’habitants, deux paroisses, Saint-Sébastien relevant du diocèse de Bourges et Saint-Jean Baptiste relevant de celui de Clermont-Ferrand, le diocèse de Moulins n’ayant été créé qu’en 1823.
La fière cité comptait alors, hors les murs, une préceptorie, ou Maison Templière, devenue Commanderie Hospitalière, (nationalisée en 1789), et intra muros, une commanderie Antonine (ordre de Saint-Antoine de Viennois), à vocation charitable. S’il demeure quelques beaux restes de la première, désormais propriété privée, la seconde, confiée par donation privée à la commune de Charroux a disparu. Une municipalité iconoclaste et inculte ordonna et mis en œuvre sa destruction complète au début des années 1960 ; les bâtiments, vétustes mais sains, avaient encore leurs charpentes couvertes de tuiles et comportaient bâtiments conventuels, église, cloître, cette municipalité vendait alors les cinq cheminées monumentales d’époque Renaissance à qui voulait pour la somme de cinq cents francs. Les pierres de surface furent ensevelies dans les caves dont les voûtes furent éventrées pour cette circonstance. Aujourd’hui, l’espace de quelque 3000m2 est en partie bitumé et fait office de parc à voitures. Plus récemment, la municipalité suivante enjoliva le site, du monument aux morts, déterré du cimetière pour la circonstance où il avait été érigé à la mémoire des Poilus morts pour la France.
Beaucoup de maisons disparurent dans la vieille ville, laissant la place à des jardins, souvent placés sur les caves qui n’ont pu être comblées.
De cette gloire passée, subsiste l’église Saint-Jean Baptiste, deux portes de ville, deux tours de défense, un lambeau de rempart, quelques bâtiments remarquables auxquels il manque souvent un étage et… l’étonnante configuration des rues et des quartiers. À l’extérieur de la cité, les restes de la Maison Templière.
Aujourd’hui, Charroux est une bourgade de quelque trois cents habitants, membre de l’association des Plus beaux villages de France, et animée par un nombre grandissant d’amoureux irréductibles de ses vieilles pierres qui restaurent depuis 1970 leurs demeures, acquises souvent à l’état de ruine, succédant en cela aux mécènes charlois qui financèrent l’élévation du clocher de l’église Saint-Jean Baptiste au XIVe siècle, et les vitraux de la même église sous le second Empire et la suite.

Il plait aux Charlois, fiers de leur cité, de conserver le vocable « ville de Charroux » qui pourrait prêter à sourire, pourtant, la structure urbaine demeure ainsi que le nombre de ses rues, places et ruelles.
Charroux dans son aspect méridional est, par bien des facettes, leur « Provence en Bourbonnais ».


le dire à un ami