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Découvrez le Bourbonnais
Le Bourbonnais, douce
province au cœur de France, qui de Nevers à Aigueperse
et de Noirlac à Bourbon-Lancy, est cette terre qui
donna dés le Xe
siècle un nom à à la famille qui devint
en huit siècles de ténacité (et de bonnes
alliances) l’illustre Maison de Bourbon.
De cette famille sont issus huit rois à la France,
de Henri IV à Louis-Philippe, Viguerie puis Baronnie,
enfin brillant Duché, le Bourbonnais gouverna l’Auvergne,
la Marche, la principauté des Dombes, etc.
Enfin Douaire endormi aux XVIIe
et XVIIIe
siècles, cette province devint une sénéchaussée
étendue.
À la Révolution, sa partie la plus considérable
est devenue l’un des 101 départements français
actuels sous le nom de département de l’Allier.
Une part non négligeable du Bourbonnais (environ 1/3
de sa surface) se trouve sous l’administration des départements
du Cher, de la Nièvre, de la Creuse et de la Saône-et-Loire.
C’est ce prestigieux passé… et ses traces,
que le temps et surtout les hommes nous ont laissés,
qui donnent à l’Allier son étonnante et
incomparable qualité de vie, autant que la vitalité
des ses lettres en constante production.
Le département de l’Allier, essentiellement rural,
est voué au chiffre 3,
ainsi :
• il comprend trois villes moyennes :
Montluçon (l’industrielle),
Moulins (le chef-lieu),
Vichy (la ville jardin).
• il est arrosé par trois fleuves :
à l’Ouest, le Cher ;
en son milieu, l’Allier et son affluent la Sioule ;
à l’Est, la Loire et son affluent la Besbre.
• il s’enorgueillit de trois villes Thermales :
Bourbon-l’Archambault,
Néris-les-Bains,
Vichy.
La diversité de son relief est tel qu’une rapide
présentation est nécessaire.
Tout d’abord, le Bocage bourbonnais couvre la plus grande
partie ouest (englobant la célèbre Forêt
de Tronçais) et centrale du département,
suivi de la Sologne bourbonnaise pour la partie est nord-est,
la Montagne bourbonnaise (proche de Vichy) qui est le toit
du bourbonnais avec le Montoncel – qui culmine à
1 292 m –,
enfin le sud de la province, la Limagne bourbonnaise qui s’étend
de Varennes à Gannat en est le grenier.
Chacune de ces régions présente une architecture
d’habitat spécifique, quand l’invasion
des « tuiles mécaniques » leur
en laisse la place.
Enfin, le hasard alphabétique lui a donné le
chiffre 03 pour sa classification administrative.
Les hommes de lettres et les artistes abondent en Bourbonnais,
autant que les châteaux, les musées et lieux
de plaisance.
Cultures et pâturages alternent avec vignoble et montagne.
Riche région d’élevage, les bœufs
blancs du bourbonnais (de race charolaise) sont notre fierté.
Depuis quelques décennies, l’élevage ovin
se distingue en quantité et qualité.
Les volailles sont réputées ; nous bénéficions
(avec la Bresse voisine) d’une appellation d’origine
avec le Poulet Bourbonnais, régal des gastronomes,
la Dinde de Jaligny bénéficie avec le lapin
du Bourbonnais d’une heureuse réputation.
Nous produisons également des fromages recherchés ;
les fruits et gourmandises sucrées abondent.
La cuisine bourbonnaise est évidemment très
riche.
Les chasseurs bénéficient des qualités
décrites depuis le XVe
siècle (canis bourbonensis) du braque du Bourbonnais.
Hélas ! nos agriculteurs (mécanisation obligeant)
ont laissé se perdre la race du cheval de trait du
Bourbonnais.
Jean-Pierre Petit |
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Découvrez Charroux en Bourbonnais…
Charroux en Bourbonnais fut, du XIIe au XVIe siècle,
une importante place forte et franche des sires de Bourbon,
par la suite, ducs de Bourbonnais et d’Auvergne.
Jusqu’à la Révolution française,
la cité comptait plusieurs milliers d’habitants,
deux paroisses, Saint-Sébastien relevant du diocèse
de Bourges et Saint-Jean Baptiste relevant de celui de Clermont-Ferrand,
le diocèse de Moulins n’ayant été créé qu’en
1823.
La fière cité comptait alors, hors ses murs, une Préceptorie, ou Maison Templière, devenue Commanderie Hospitalière, (nationalisée en 1790), et intra muros, une commanderie Antonine (ordre de Saint-Antoine de Viennois, ordre hospitalier créé en 1098 pour soigner les malades atteints du "feu sacré"), à vocation charitable. S’il demeure quelques beaux restes de la la première,
désormais propriété privée, la
seconde, confiée par donation privée à la
commune de Charroux a disparu. Une municipalité iconoclaste
et inculte ordonna et mis en œuvre sa destruction complète
au début des années 1960 ; les bâtiments,
vétustes mais sains, avaient encore leurs charpentes
couvertes de tuiles et comportaient bâtiments conventuels, église,
cloître, cette municipalité vendait alors les
cinq cheminées monumentales d’époque
Renaissance à qui voulait pour la somme de cinq cents
francs. Les pierres de surface furent ensevelies dans les
caves dont les voûtes furent éventrées
pour cette circonstance. Aujourd’hui, l’espace
de quelque 3000m2 est en partie bitumé et fait office
de parc à voitures. Plus récemment, la municipalité suivante
enjoliva le site, du monument aux morts, déterré du
cimetière pour la circonstance où il avait été érigé à la
mémoire des Poilus morts pour la France.
Beaucoup de maisons disparurent dans la vieille ville, laissant
la place à des jardins, souvent placés sur
les caves qui n’ont pu être comblées.
De cette gloire passée, subsiste l’église Saint-Jean Baptiste,
deux portes de ville, deux tours de défense, un lambeau de rempart, quelques
bâtiments remarquables auxquels il manque souvent un étage et… l’étonnante
configuration des rues et des quartiers. À l’extérieur de
la cité, les restes de la Maison Templière.
Aujourd’hui, Charroux est une bourgade de quelque trois cents habitants,
membre de l’association des Plus beaux villages de France, et animée
par un nombre grandissant d’amoureux irréductibles de ses vieilles
pierres qui restaurent depuis 1970 leurs demeures, acquises souvent à l’état
de ruine, succédant en cela aux mécènes charlois qui financèrent
l’élévation du clocher de l’église Saint-Jean
Baptiste au XIVe siècle, et les vitraux de la même église
sous le second Empire et la suite.
Il plait aux Charlois, fiers de
leur cité, de conserver
le vocable « ville de Charroux » qui
pourrait prêter à sourire, pourtant, la structure
urbaine demeure ainsi que le nombre de ses rues, places et
ruelles.
Charroux dans son aspect méridional est, par bien
des facettes, leur « Provence en Bourbonnais ». |